En Charente, l’escargot a été élevé au rang de logo par le Conseil général. Pas étonnant que Segonzac, dans l’ouest du département, soit la première commune française à rejoindre le réseau international des « villes lentes » Cittaslow !
« Inspiré du slow food, le mouvement est né en Italie en 1999 et promeut une gestion municipale centrée sur la qualité de vie, l’économie de proximité, le respect des paysages… en réaction aux zones commerciales et industrielles, à l’étalement pavillonnaire et au tout-voiture devenus l’ordinaire d’un urbanisme débridé », résume Le Monde. Aujourd’hui, on compte 140 « villes lentes » dans 21 pays.
A Segonzac, petite ville de 2 300 habitants tournée vers le cognac, la maire Véronique Marendat (Nouveau Centre) a un plan de bataille ambitieux : « ouverture d’un parc public, rénovation de bâtiments viticoles en bureaux, retour du petit commerce, réhabilitation d’un réseau de ruelles piétonnes et cyclables, structuration d’un marché de producteurs locaux, investissement dans la petite enfance et la maison de retraite, création de jardins partagés, transformation de la station d’épuration en bassins filtrants naturels… », énumère le quotidien. L’édile espère surtout faire des émules dans l’Hexagone, et tiendra notamment un stand à la Foire de Paris en 2011 pour vanter les mérites de la lenteur.

Source : www.terra-economica.info